localisation
 
Type de bien
 
Votre budget
 
Votre surface
 
 

Détails REVUE DE PRESSE

Un grand dessein commun, une ambition partagée, par :


Gilles RICOUR DE BOURGIES
Président FNAIM Région Ile-de-France

Nul ne peut ignorer aujourd'hui la gravité de la crise qui impacte l'économie dans sa globalité. Chacun se perd néanmoins en conjectures sur sa durée et sur la manière dont nous allons la surmonter.
A l'inverse des grands secteurs qui structurent l'économie (automobile, construction...), nous savons d'ores et déjà que le salut de l'emploi privé, et donc le nôtre, ne viendra pas de la manne financière étatique. Pourtant, notre rôle sociétal est capital car notre mission est de loger ceux qui cherchent un toit. Nous devrons donc nous en sortir par nos propres moyens.

L'agent immobilier, homme de terrain et de bon sens,
régulateur du marché de proximité

En effet, nous fédérons des PME voire des TPE. A ce titre, nous appartenons au monde de l'économie réelle qui subit aujourd'hui les conséquences de l'implosion de la bulle de l'économie financière. Cette dernière a, entre autres, utilisé le crédit immobilier pour infester le monde de la finance de produits toxiques. Prestataires de service, nous sommes à mille lieues de l'économie virtuelle. Notre métier consiste à vendre et à gérer des biens immobiliers, non à fabriquer des produits financiers. Cependant, l'image de toutes les professions immobilières est impactée par l'origine même de la crise. En effet, les subprimes qui ont déclenché le processus sont des produits issus des contraintes imposées à l'octroi de crédits immobiliers.
Or, en France, la culture de l'immobilier patrimonial et la réglementation nous préservent de la titrisation abusive des actifs immobiliers.
A l'inverse de pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l'Espagne, pour nous, le logement n'est pas un bien d'usage. Cela résulte du fait que nous ne pratiquons pas le financement du logement au moyen de prêts hypothécaires à long terme rechargeables et à taux variable. Ce qui expose les emprunteurs et le marché au risque du retournement de cycle et à celui de l'augmentation du loyer de l'argent.
Nous travaillons dans notre quartier, nous en connaissons les immeubles, mais aussi les us et coutumes. Nous sommes les régulateurs du marché immobilier de proximité. A l'inverse du papier financier, les immeubles que nous avons en portefeuille ne voyagent pas sur le web par le biais des salles de marché. Ce sont des biens physiques.

Une configuration complexe, tant pour l'acheteur que pour le vendeur


Certes, la spéculation financière a aussi généré une spéculation sur tous les biens réels. Ce qui a provoqué une hausse excessive du prix de l'immobilier et des loyers. Aujourd'hui, le marché est bloqué car les vendeurs tiennent leur prix et les acheteurs attendent que ça baisse. De plus, les banquiers ont d'autres priorités que de permettre aux particuliers de devenir propriétaires. Il devient ainsi de plus en plus compliqué de monter un dossier de crédit. De nombreux compromis avec clause d'acceptation d'un crédit deviennent caducs. Car, bien souvent, les conseillers bancaires incitent leurs clients à attendre une baisse des prix.
Pourtant, l'Ile-de-France est une région qui présente une large palette de profils immobiliers. Ils vont de l'appartement avenue Foch à Paris ou de l'hôtel particulier Villa Madrid à Neuilly, aux maisons situées dans des bourgs de quelques milliers, voire parfois quelques centaines d'habitants en milieu rural, sans oublier les petites copropriétés, les pied-à-terre dans les quartiers chics de Paris ou les maisons de campagne. Croyez-vous que l'impact de la crise financière soit le même pour nos adhérents qui se trouvent à l'une ou l'autre extrémité de ce spectre ?

Repositionnement stratégique et redéploiement
des actions de la FNAIM Ile de France

Cependant, mutualiser nos compétences et nos expériences nous permettra de réinventer notre profession et de nous préparer à l'après-crise. Car nous sommes obligés de nous remettre en cause. Nos agences sont nos fonds de commerce. C'est notre emploi et celui de nos collaborateurs qui sont menacés. Comme tous les entrepreneurs, nous devons être réactifs, je dirais même proactifs.
Dans la conjoncture actuelle, nous devons veiller à la cohérence de nos engagements avec la réalité du terrain. C'est pourquoi nous sommes prêts à faire face aux difficultés et à mettre en oeuvre les moyens adéquats pour en sortir.

Tous ensemble, nous allons reprendre l'initiative sur le terrain.
Soyons lucides, mobilisés et déterminés !

Site internet Chambre de Paris - IDFTélécharger le journal au format PDF
09.Dec.2010